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| ©Les dessous de la plume - Annecy 2016 |
Que ce soit à travers les écrits de grands aventuriers, d’explorateurs curieux, ou d’amoureux de la plume tels Baudelaire ou encore Rimbaud, le voyage apparaît dans tous les cœurs et sur toutes les bouches. Voyager, c’est se mouvoir. C’est découvrir des horizons nouveaux, des espaces rêvés. Si celui-ci peut être effectué pour diverses raisons, personnelles ou professionnelles, il plane autour de ce terme un parfum de poésie et de liberté presque sacré. En effet, ce mot à lui seul peut recouvrir des sens différents pour chacun, allant de la découverte de contrées nouvelles au voyage intérieur et personnel. C’est sans doute ce flou l’entourant qui ajoute à sa valeur autant qu’à son importance. Mais il nous faut ici l’aborder de façon plus précise, en passant par le prisme de l’écriture.
Le voyage constitue un thème récurrent de la littérature. À travers lui on retrouve des poèmes, des témoignages, des romans d’aventures. Mais est-il simplement sujet ? N’apporte-t-il pas autre chose au processus d’écriture ?
| ©Les dessous de la plume - Écosse 2008 |
C’est un fait, voyager permet de découvrir des choses nouvelles, de ravir notre regard par la contemplation de paysages qu’il nous aurait été impossible d’observer en ouvrant simplement la fenêtre. Ils constituent un excellent moteur pour l’écriture et il est parfois formateur de s’entrainer à les décrire. Ces paysages peuvent servir, en quelque sorte, de modèles, pour aider à créer des décors essentiels aux histoires naissant de notre plume. Certains s’inspirent de la mer, d'autre préfèrent les longues promenades en montagne alors que les derniers trouveront leur force créatrices dans l’obscurité des forêts ou l’immensité des déserts. Mais qu’importent les inclinaisons et les sensibilités de chacun, le voyage permet bien souvent de repousser l’angoisse de la page blanche. Il agit, à plusieurs stades, comme une source d’inspiration.
