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dimanche 6 novembre 2016

Bilan des projets du mois d'octobre


Bilan des projets du mois d'octobre

Le mois d’octobre a filé comme une ombre. J’étais tellement prise par l’écriture, la fac, et la vie associative que je ne l’ai pas vu passer.

Fin de la correction

Maintenant que je suis enfin venue à bout de la correction de mon roman réaliste, je peux vous en parler un peu. Il s’agit d’un récit de 210 pages dans lequel on suit les péripéties d’une jeune fille de l’adolescence à l’âge adulte. Il mêle des thèmes comme les regards, la quête de soi, le rejet, qui ont été très difficiles à traiter, mais qui me tenaient à cœur. 

dimanche 31 juillet 2016

Interview de l'auteur Julia Deck

crédit photo : Julia Deck – Paris avril 2014 © Hélène BAMBERGER

A l’occasion du Banquet littéraire d’Automne de Lagrasse en 2015 j’ai assisté, dans le cadre de mon master, à des conférences et des tables rondes ayant pour thème le Réel. Après l’une d’entre elle, Robin (du blog Le Bû de la Rue) et moi avons pu nous entretenir avec l’auteur Julia Deck (Viviane Élisabeth Fauville et le Triangle d’hiver). Une belle occasion d’en apprendre d’avantage sur ses mécanismes d’écriture, sa recherche éditoriale et la promotion de ses romans.

 Ce fut une expérience à la fois agréable et enrichissante, j'en garde un très bon souvenir. Je vous livre ici le fruit de cette rencontre, gentiment retranscrite par Robin.

Laura Ferret-Rincon — Une question basique pour commencer : quel a été le déclencheur qui vous a amené à l’écriture ?

Julia Deck — Il n’y a pas eu de véritable déclencheur, j’ai toujours eu envie d’écrire. J’ai commencé mon premier roman quand j’avais 10 ans, ça n’a pas été très loin mais j’avais déjà l’idée de ce que je voulais faire. Je ne pense pas tellement que ce soit la lecture qui déclenche l’écriture, c’est parallèle évidemment — on n’a pas envie d’écrire sans lire —, mais ce n’est pas l’accumulation des lectures qui donne envie d’écrire. C’est plutôt une envie de création qui pourrait aussi s’exprimer dans la musique ou la peinture.

L. F.-R. — Pour vous, il n’est pas obligatoire que l’écriture soit rattachée à la lecture donc ?

Si, c’est complètement rattaché à la lecture. Mais ce n’est pas la lecture qui donne envie d’écrire. Après, on ne peut pas écrire sans lire, j’imagine. En fait, j’en suis presque sûre. (Rires)

L. F.-R. — Vous nous avez parlé de vos habitudes d’écriture et de comment vous vous imposez un rythme de bureau. Écrivez-vous parfois de manière plus détendue, pendant des vacances ou des moments de pauses ?

Ce n’est jamais très détendu. Ça ne veut pas dire que ça doit être désagréable. Comme je travaille en dehors de l’écriture, tous les jours où je ne travaille pas je vais écrire, pas forcément toute la journée, mais je ne prends jamais un mois ou une semaine à ne rien faire. Il n’y a pas réellement de pause. Par contre cela peut être dans des endroits très variés. Là, je vais rester une semaine dans les Corbières, par exemple. Je vais écrire trois heures par jour le matin, peut-être quatre. Ce sont des semi-vacances. Et puis les vacances c’est aussi le moment de lire beaucoup, qui est un moyen de nourrir l’écriture.